Ludovic RIONDET 322ème Montluçon 11ème Cie 2013
(22 Août 1978 † Le 8 Juin 2010)

ZIELINSKI Richard

Mise en page pour le net MAGUET Jean-Pierre

Le parrain est né le 22Août 1978 à Saint Jean de Maurienne en Savoie. Animé par un profond désir de servir ses concitoyens, il intègre la Gendarmerie à tout juste 25 ans et termine major de sa promotion à l’ESOG du Mans (72). A l’issue de sa formation Ludovic Riondet choisit la Mobile, il est affecté à L’EGM 11/5 de Lyon- Bron où il intègre très rapidement le Peloton d’Intervention, grâce à ses capacités physiques et son haut niveau d’engagement. Tous reconnaissent alors ses qualités d’endurance, de courage et d’esprit d’équipe.
Petite Précision :
Ludovic RIONDET était affecté à l’Escadron Parachutiste d’Intervention de la Gendarmerie Nationale il est devenu « GIGN » à la fusion des unités, c’est pour cette raison qu’il ne portait pas le brevet de cette unité !
On peut lire sur la plaquette de la promotion :
A la suite d’un choix mûrement réfléchi, il débute un entraînement rigoureux afin d’intégrer l’EPIGN qui sera fusionné peu de temps après avec le GIGN dont chacun connait le niveau d’excellence. Au terme d’une formation extrêmement rigoureuse et au cours de laquelle il participe à des missions particulièrement sensibles de protection rapprochée en Irak, Bolivie, Mayotte et à des missions de formation au Qatar. Il reçoit à plusieurs reprises les félicitations de sa hiérarchie et un témoignage de satisfaction en juin 2009 pour son engagement en Irak.
Concernant sa manière de servir, ses supérieurs sont sans nuances. Ils soulignent tous son sens de l’engagement, son application, et sa grande rigueur professionnelle, sa camaraderie naturelle ainsi que son sang-froid. Celles et ceux qui l’ont connu diront de lui qu’il était un militaire sérieux, déterminé et ne laissant rien au hasard, mais qu’il était également un homme passionné, notamment par la montagne. C’est donc tout naturellement qu’il s’engage dans cette spécialité du GIGN, où la préparation et la mission sont intimement liées.
Le mardi 8 juin 2010, à l’âge de 32 ans. Ludovic Riondet fait une chute alors qu’il est dans le couloir Whymper (dans l'un des passages les plus délicats de l'Aiguille verte (cascade de glace), dans le Massif du Mont-Blanc. Il faisait cette course en montagne avec un autre camarade du GIGN (1) dans le cadre de la préparation du DQTM, le Diplôme de Qualifications Techniques Montagne.
De par son engagement sans faille tant en mission qu’à l’entraînement, Ludovic Riondet souhaitait entretenir une ambition animant chaque membre du GIGN, celle de sauver des vies au péril de la sienne et être prêt, à chaque instant, à défendre les intérêts de notre patrie et porter secours à nos concitoyens.
Et maintenant, alors qu’il est lié à jamais à la 322ème promotion, nous élèves gendarmes de la 11ème Cie, souhaitons perpétrer sa mémoire en lui rendant le plus beau et le plus immuable des hommages, un hommage plus que mérité.
Son éloge funèbre a été prononcé vendredi dernier à Chamonix par le ministre de l'Intérieur (Monsieur Brice HORTEFEUX. Ludovic Riondet vivait maritalement et n'avait pas d'enfant.
(1) dans les cascade de glace, les alpinistes grimpent en solo et se désencordent, sinon ce jour là avec son binôme ils auraient pu être deux dans la chute…
- L’Éloge funèbre à l'occasion des obsèques du maréchal des logis chef Ludovic RIONDET 11 Juin 2010 :
Discours de M. Brice HORTEFEUX, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales - Chamonix
- Seul le prononcé fait foi -
« Mesdames et Messieurs,
J'ai tenu, à être présent, ici, parmi vous, avec le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Jacques MIGNAUX, pour rendre un dernier et solennel hommage au maréchal des logis chef Ludovic RIONDET.
Aujourd'hui, c'est dans la tristesse que nous sommes réunis.
Tristesse pour vous, bien sûr, ses parents et sa compagne, d'avoir perdu soudainement un fils et un compagnon admiré et aimé.
Tristesse pour vous, aussi, ses camarades, d'avoir perdu non seulement un frère d'arme, mais aussi un ami.
Tristesse, enfin, pour notre pays d'avoir perdu, à l'aube d'une carrière prometteuse, l'un de ses serviteurs.
Le maréchal des logis chef Ludovic RIONDET a dévissé, mardi alors qu'il était en train de gravir l'aiguille verte pour obtenir une qualification technique montagne. Il est mort à l'entraînement.
I. Le maréchal des logis chef Ludovic RIONDET s'est toujours montré digne de l'unité qu'il avait intégré, le GIGN.
(1) Unité d'élite, le GIGN a construit son efficacité sur l'intensité et le sérieux de ses entraînements.
Peu d'unité, dans le monde, peuvent s'enorgueillir du niveau d'excellence atteint par le GIGN.
Mais pour parvenir à ce résultat, pour être prêt à intervenir dès qu'une situation le requiert, il faut chaque jour s'aguerrir, se remettre en question, s'habituer au risque.
Le GIGN a la plus belle des ambitions : « sauver des vies au mépris de la sienne ». Il a, aussi, le plus exigeant des entraînements.
(2) Ces entrainement sont risqués, nous le savons.
Depuis sa création, en 1974, le GIGN a, ainsi, perdu 11 de ses hommes, dont 7 à l'entraînement.
Cela ne fait aucun doute, tous sont morts au service de la France. Tous sont morts parce qu'ils étaient prêts, à chaque instant, à défendre les intérêts de notre patrie et à porter secours à nos concitoyens.
(3) Cet engagement total, ce dévouement sans borne, ce sens aigu du sacrifice, c'est celui de tous les militaires des unités de montagne de gendarmerie et, plus largement, de tous les gendarmes de France.
En rendant hommage à Ludovic RIONDET, je ne peux m'empêcher de penser aux 52 hommes qui, depuis 50 ans, ont sacrifié leur vie en montagne, en mission ou à l'entraînement, pour la sécurité des Français.
Je ne peux m'empêcher de penser, tout particulièrement, à Régis MICHOUX, du peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix, décédé en 1997 au même endroit que Ludovic RIONDET.
A travers eux, je pense, aussi, à tous les gendarmes de France, ainsi qu'à leur famille. Devenir gendarme implique un engagement total, une disponibilité absolue, un esprit de sacrifice indéniable. Vous devez être prêts, chaque jour, à mettre votre vie au service de votre devoir.
Cela rejaillit nécessairement sur vos actions, cela s'impose inéluctablement à vos familles et à vos proches. Mais, je vous le dis, cela vous vaut l'estime et le soutien indéfectible de la République.
II. La carrière de Ludovic RIONDET était à la hauteur de ce sens du devoir.
(1) Maréchal des logis chef Ludovic RIONDET, vous avez voulu placer votre parcours sous le signe de l'excellence.
Mu d'un profond désir de servir vos concitoyens, vous intégrez la gendarmerie nationale à tout juste 25 ans, et sortez major de votre promotion de l'école des sous-officiers du Mans.
Dès votre première affectation, au sein de l'escadron de gendarmerie mobile de Bron, vous êtes un sous-officier modèle aux qualités d'endurance, de courage et d'esprit d'équipe reconnues de tous.
En 2007, après une intense préparation, vous intégrez le GIGN. Au terme d'une formation dont chacun connaît l'exigence et au cours de laquelle vous donnez toute satisfaction, vous participez à des missions particulièrement sensibles de protection rapprochée en Irak, en Bolivie, au Qatar et à Mayotte. Dans l'adversité, vos compagnons, comme vos supérieurs, sont unanimes pour reconnaître votre détermination et votre très grand professionnalisme.
(2) Gendarme, vous êtes aussi un amoureux de la montagne, et c'est tout naturellement que vous vous investissez dans la formation spécifique à cet élément.
Pour combiner vos deux passions, vous avez voulu vous engager dans cette spécialité qui fait la valeur du GIGN dans ses fonctions d'intervention comme dans ses fonctions de protection et d'observation.
Il est peu de domaines où, comme en montagne, préparation et mission soient aussi intimement liées ; où entraînement et intervention finissent par se confondre ; où le danger soit à ce point toujours présent. Cette montagne que vous aimiez tant, ce métier que vous exerciez si bien, vous leur avez sacrifié votre vie. Vous resterez dans nos mémoires comme un exemple de dépassement de soi.
(3) Maréchal des logis chef Ludovic RIONDET, vos pairs vous rendent, aujourd'hui, un hommage unanime.
Pour vos chefs, vous étiez un sous-officier loyal et disponible sur lequel ils savaient pouvoir s'appuyer. Ils rendent aujourd'hui hommage à votre rigueur et à votre travail toujours irréprochable.
Pour les cadres du centre national d'instruction de ski et d'alpinisme de la Gendarmerie, vous étiez un élève passionné. Ils rendent aujourd'hui hommage à votre sens de l'engagement qui les inspirera, dès demain, pour repartir vers la montagne et ses dangers, au service de la sécurité des Français.
Pour vos camarades, vous étiez un homme de sang-froid en qui ils avaient toute confiance. Au-delà de vos qualités professionnelles, ils soulignent votre simplicité et votre gentillesse.
Monsieur et Madame RIONDET,
Madame,
Vous avez perdu un fils et un compagnon.
Par ces mots, c'est la Nation tout entière qui compatit à votre douleur. Je veux vous assurer de notre soutien et vous redire ma détermination à faire vivre le souvenir de celui que vous pleurez.
Maréchal des logis chef Ludovic RIONDET, nous nous inclinons respectueusement devant vous.
Maréchal des logis chef Ludovic RIONDET, la médaille militaire que je vais maintenant vous décerner rappelle à la fois votre appartenance à une communauté et la valeur de vos mérites.
L'estime et l'amitié de la gendarmerie nationale vous sont à jamais acquises.
Maréchal des logis chef Ludovic RIONDET, reposez en paix. »

 

Quelques villes de son parcours. 600 Km séparent Versailles (GIGN) et sa ville natale.
M. Brice HORTEFEUX
Ministre de l'intérieur a fait le déplacement au CNISAG de Chamonix et lui a rendu un vibrant hommage le 11 Juin 2010.

 

Les 120 élèves (dont 24 Filles) sous le commandement De la Capitaine FIUMARA se sont rendus à Saint-Julien-Mont-Denis pour rendre un ultime hommage au Parrain.
On aperçoit l’insigne de la Promo porté pour l’occasion à gauche sur la poitrine ainsi que le fourreau de la patte d’épaule du même coté.

 

L’Aiguille Verte dans toute sa splendeur. Un dicton chez les montagnard dit : ce n’est qu’à la Verte que l’on devient montagnard…
L'aiguille Verte est un sommet du massif du Mont-Blanc, en Haute-Savoie, culminant à 4 122 mètres.
Elle fait partie des 82 sommets de plus de 4 000 mètres recensés dans les Alpes.
Son nom proviendrait de la teinte bleu-vert que prend la glace qui recouvre le sommet lorsque le soleil l'éclaire de profil.
Petit aperçu des difficultés de la Grimpe sur une cascade de glace..

 

(centre) Juin 2007 Ludo peu après de la remise des brevets en « Combi » bleue de cérémonie et le béret des Commandos sur la tête, il fait parti de la dernière cuvée EPIGN avant la fusion. Le Parrain est plongé dans ses pensées Il a enfin atteint réalisé son voeu le plus cher : intégrer l’Escadron Parachutiste d’Intervention pour servir comme spécialiste au groupe montagne.
A noter que chez les Gendarmes Parachutistes la tenue des grandes occasions est la combinaison bleue avec les Brevets et décorations pendantes, le ceinturon noir avec le révolver 357 magnum. A Unité pas ordinaire, tenue « extraordinaire »…
Exercice descente en rappel d’Hélico en 2007
avec un casque antibruit sur les oreilles il porte la combinaison Cam d’entraînement. Ludovic est très concentré.( il le faut !) Quel que soit le type s’entraînement la moindre faute d’inattention peut être fatale tel l’accident de l’Adjudant PIGNON Jean-Michel, décédé le 7 mars 1990 dans le même genre d’exercice pourtant effectué des dizaines fois (la routine s’avère quelque fois mortelle)

 

SYMBOLES (tout est symbole !)
Les Unités de l'Armée vivent et meurent et avec leur disparition la gloire qui faisait leur renom s'envole et le désert de l'oubli ensevelit leurs souffrances…
Ça et là, sur une plaque de marbre ou dans les livres, des sigles, dont peu de personnes peuvent déchiffrer le sens, remémorent que ces unités et les hommes qui les composaient ont écrit quelques lignes de l'histoire de notre pays.
De leur vivant, ils arboraient non sans fierté sur leur poitrine l'insigne de leur unité, preuve de leur engagement et signe de reconnaissance entre initiés… Seul témoin de leur existence, il rappelle aux hommes que se sont eux qui donnent un sens au mot symbole.
Ceux qui l'ont compris vouent à ces insignes des unités vivantes ou mortes une passion qui, à travers de leur collection, perpétuent la mémoire de ceux qui ne sont plus.
Paris, le 13 Juillet 1988 Christian PROUTEAU au gendarme ZIELINSKI Richard
Chose assez rare pour le mentionner, vu la demande des collectionneurs, et aussi des membres du GIGN et du GBGM (Groupement Blindé stationné également à Versailles Satory) les élèves ont consenti de refaire un retirage ! Personnellement, je trouve cet insigne complètement raté l’idée de base était de rapporter sur un brevet Para les spécialités du Parrain :
or il manque la coupole du parachute, les ailes n’ont rien à voir, le fusil Acuracy qui remplace le FRFI, ne ressemble à rien non plus, le ski non plus (on dirait une planche de Surf…) de plus disproportionné. Taille réelle de l’insigne : 85 x 50 mm
Héraldique : Insigne monobloc au vol d’argent supportant à dextre le ruban de la médaille militaire, à senestre le ruban de la médaille de la gendarmerie et en pointe l’inscription ‘MDC RIONDET’ ; en pal un glaive de la Loi chargé d’une grenade d’or à la bombe aux armes de Savoie ; brochant un fusil de précision et un ski en sautoir, le tout de sable et d’argent.
Homologué sous le N° : GN 0440 le 22 Janvier 2013 par le SHGN.
Insigne en zamac (alliage moulé) et résine.
Dos légèrement granité tout argenté avec une épingle sertie verticalement.
Marquages à dextre sur 3 lignes : 322ème PROMOTION MONTLUÇON GN 0440
Arthus Bertrand avec un cartouche pour la Numérotation (ici vierge) à senestre.
Son N°: 663 324
Fusil Acuracy

 

Ecusson de manche : circulaire à fond blanc (couleur de tradition de la 11) avec le reprise de l’insigne métallique brodé au centre du module, en lettres d’or horizontalement : 322ème MONTLUCON et en cercle, PROMOTION MDL/C RIONDET en lettre noires et 11ème COMPAGNIE. Ø 80 mm Contrairement à d’autres écussons, celui-ci est identifiable au 1er coup d’oeil (il ne manque que la date) monté avec velcro.
Les élèves nous ont gâtés avec deux beaux tissus, généralement dans les ESOG, ils portent un simple passant de 4 x 5 cm avec le N° du stage imprimé ou brodé.

Fourreau d’épaule souple blanc brodées avec une hermine noire et le bout de queue blanc, une grenade bleue de type bois de cerf timbrée au centre. Le Blanc est la couleur de tradition de la «11»

Pour la mascotte, dans la réalité le pelage de ce sympathique animal est brun et vire au blanc l’hivers, mais pour des raisons évidentes de contraste en signe de deuil il a bien fallu composer !
Marquages en majuscule en fil jaune : 11CIE 322ème PROMO

 

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1) Bel écusson du Peloton d’Intervention de l’EGM 11/5 (Lyon/Bron) brodé de fil d’or, déjà lors de sa 1ère affectation il a tout naturellement fait parti des meilleurs de l’unité (les Pêchus) Ø 80 mm
2)Insigne de l'Escadron Parachutiste de GM (le plus bel Escadron de France) crée le 01 Janvier 1971 à Mont de Marsan pour devenir EPIGN à Versailles le 01 Janvier 1984 et pour enfin fusionner avec le GIGN pour une dernière réorganisation le 01 Septembre 2007.
Homologué le 4 juin 1981 sous le N° 2928 à la demande appuyée par le Directeur de la Gend.
Mle plastifié de dotation, Porté sur treillis et Combinaison de Saut. Existe également en de nombreuses versions tissées déclinées en : bleu et noir(3) et aussi en Cam(4) et basse visibilité (5).tailles plus petites 76 x 55 mm en moyenne !
Fab. Originelle (1) : MONBLASON.(de piètre qualité) Depuis X reproductions par de nombreux marchands 87 x 65 m/m. L'écusson a été réalisé tardivement 1975 est porté jusqu'à la fusion en 2007

 

Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale
A) 1er Type (1975 à 1977)
ancien réticule en pointeau
(6,1 x 10,3 cm)
B) 2ème Type (1977 à 2007)
ancien réticule en pointeau
(Ø 80 mm.)
C) 3ème Type (depuis 2007)
nouveau réticule
(Ø 87 mm.)
Pour mémoire : (A) le mythique 1er modèle du GIGN 1 (2 voir l’explicatif en annexe) dessiné par Christian PROUTEAU le charismatique fondateur du groupe.
Ce 1er Mle à la création était en carton colorié puis plastifié (A) de forme ogivale Le GIGN ayant obtenu la qualification de " TAP " en Février 1976, Grâce au Général RAYNAUD le Cpt. PROUTEAU adopta un autre écusson (B, au centre) avec le rajout d’un parachute :
Ins. Dessin : Prouteau et le Gend. Delafrênée (ici le réticule de tir de la lunette est du type « pointeau », le même que sur les Lebel des TE de 14/18… et des FSA 49/56.
Ce modèle est la reprise du brevet métallique, écusson Porté de 1977 à 2007. Cet écusson a été homologué sous le N°: G* 2530 le 05 Mai 1977 par le SHAT à Vincennes Ø 80 mm. (*) G pour guerre, car en effet le SHGN n’a été créé qu’en 1996)
Les FRF1 ayant fait leurs temps, les nouveaux fusils de longue et très longue distance exigent des optiques à la hauteur de leurs performances...
(C) Mle avec le nouveau réticule. Nouvel écusson du GIGN depuis la réorganisation de Septembre 2007. Homologué le 24 Janvier 2008 sous le N° GN* 0 310. par le SHGN (*) pour Gendarmerie Nationale.
D’Août 71 à Décembre 78, les Gend. Parachutistes ont porté un Béret* (bleu presque noir) avec une Grenade dorée en cannetille brodée sur un losange de tissu de la même couleur que le béret.
Héritier des Cdos de Chasse d'Algérie, l'Escadron avait demandé le béret bleu et noir de ses Anciens… Anciens…
Mais trop cher à réaliser !
J’avoue que nous étions déçu par cet insigne, sur lequel l’Aigle ressemble plus à un perroquet déplumé qu’à un rapace…Cet Insigne sera finalement Homologué par Vincennes le 26 Septembre 1984 sous le N° 3218 (soit près de 6 années après avoir vu le jour…)
Le rapace du béret du modèle Fraisse, n’étant pas très réussi et ressemblant plus à un volatile rachitique. En 1991, l'Unité décide de changer de Fabriquant (Boussemart) et de modifier, à la demande générale, le rapace. Ici un Mle noirci par son propriétaire, pour bien le faire ressortir… Dessin ZIELINSKI. On trouve des Mles avec la grenade argentée réalisés pour l’Etat-Major
(GSIGN) Les variantes émaillées de bleu dans les suspentes ou avec une coupole argentéeavec une coupole argentée, ne sont que des variantes commerciales ! Boussemart ayant déménagé en Bretagne, les commandes reprennent hélas chez Fraisse à Montreuil (93 100) !
Ludovic portait le Brevet de l’EPIGN : N° 530
(Les personnels ont gardé le brevet de leur unité d'origine et n'ont pas de deuxième brevet suite à la restructuration)
Historique : Créé le 1er Janvier 1971 à MONT de MARSAN, L'Escadron Parachutiste est l'héritier de la 1ère Cie Para de la garde en INDOCHINE par sa vocation TAP, et des Cdos de chasse en ALGERIE par son esprit commando.
Dissout une première fois le 31 Décembre 1983, l'Escadron 9/11 Parachutiste de la Gendarmerie Mobile (9ème Esc. du 11ème Groupement de la Légion d'AQUITAINE) est recréé 1er Janvier 1984 à VERSAILLES – SATORY, sous l'appellation Escadron Parachutiste d'Intervention de la Gendarmerie Nationale et intègre le G.S.I.G.N.
L'EPIGN est amené à intervenir en métropole comme à l'Etranger. En France, il est parfois engagé pour des opérations d'envergure au profit de missions du GIGN, ainsi que pour des missions de sécurité lors de manifestations importantes. Il assure à l'extérieur du territoire national des renforts de protection auprès des ambassades de France. Son groupe d'observation et de renseignement est souvent sollicité par les sections de recherche (SR) pour une aide spécialisée lors d'enquêtes délicates
L'Escadron a également pour mission la protection de Hautes Personnalités civiles et militaires françaises ou étrangères.

 

C’est pour obtenir la qualif. du DQTM et porter ce brevet que Ludovic a perdu la vie !
LECTURE HERALDIQUE :
Insigne monobloc, ovoïde allongé à un massif de cinq montagnes aiguisées; chargé en pointe de deux rameaux : chêne et olivier ; à un piolet passant en barre ; sur le tout en pal grenade de huit flammes; le tout d'argent et l'ensemble bordé d'une corde entrelacée du même».
Homologué sous le N° GNS* 028N° 1197 /2 DEF/GEND/SHGN/PSTC Maisons-Alfort le 6 avril 2004
*Gendarmerie Nationale Spécialiste
D.Q.T.M (Diplôme de Qualification Technique Montagne) - 12 semaines.
- Module été :
4 semaines
Initiation secours PSE 1/PSE 2 :
4 semaines
- Module hiver : 4 semaines

 

Un Franc-Comtois à la tête de la gendarmerie nationale
Le général de Corps d'Armée Denis Favier vient d'être nommé en conseil des ministres, directeur général de la Gendarmerie nationale. Ce Jurassien, né à Lons-le-Saunier était jusqu'à présent conseiller du ministre de l'intérieur. Général de corps d'armée (quatre étoiles) en avril 2011. Le 10 Avril 2013 à 53 ans, Denis Favier a été nommé, mercredi, en Conseil des ministres, directeur général de la gendarmerie nationale, institution héritière de huit siècles d'histoire et comptant aujourd'hui quelque 100.000 hommes et femmes dans ses rangs. Promu au grade de général d'armée (cinq étoiles) pour l'occasion, Denis Favier a mené une carrière exemplaire (FR. 3) 30 Mars 2013 : le Général Favier et le colonel Thierry OROSCO à droite, son commandant en second qui lui succède à la tête de la plus prestigieuse unité d’intervention du monde. Ce même jour il est nommé Directeur Général de la Gendarmerie.et remplace le Général d’Armée Jacques MIGNAUX (au micro) parti à la retraite le même jour. On notera leurs beaux placards…
Devant un parterre d’Autorités Civiles et Militaires invités par le Colonel Gilles SORBA (Patron de l’Ecole), d’une délégation du GIGN et de tous les élèves impeccablement alignés, 3 Chuteurs du GIGN ont sauté à 1200 m à partir d’un hélicoptère (5 Secondes, de chute) en mémoire de Ludovic. Le Général FAVIER, nouveau Directeur de la Gendarmerie qui a eu sous ses ordres le Parrain, et dont c’était l’une de ses 1ères visites a obtenu toutes les autorisations nécessaires et le couloir aérien pour cette démonstration, gageons qu’il a déclenché des vocations tant chez les garçons que chez les filles (à qui les portes sont aujourd’hui également ouvertes)…Le Directeur en a profité pour expliquer sa conception du métier : Compétence (c’est la marque de fabrique de la Gendarmerie), Discipline (c’est elle qui fonde notre action collective et Exemplarité (c’est sur elle que repose notre crédibilité !)

 

Détail du carré : sur l’ancienne Stèle de granit rose une plaque de marbre bleu avec l’ancien brevet nous donne les noms du GIGN de 1977 à 2007. 2 plaques posées devant dans l’herbe avec le nouveau brevet nous rappellent : l’Adjt ZONKA et le Chef/RIONDET.
Avec la fusion des unités les frères d'armes ont été regroupés dans le " Carré des Héros [à l'intérieur de l'enceinte de la caserne PASQUIER Raymond, du nom du 1er mort du GIGN] à gauche ceux de l'Escadron Para à droite ceux du GSPR.

 

Plaquette de la Promo du Parrain avec notamment le Chant des élèves et plusieurs photos de l’entraînement des Paras au quotidien avec au centre : un moment le plus fort de sa carrière celui de la remise de son brevet N° 530 par le C/E Hubert LALIGANT que l’ont voit très nettement épinglé sur la poche de gauche sous le Brevet Commando obtenu au CNEC de Mont-Louis (66).
Explicatif :
(1) PN/GN (Police Nationale/Gendarmerie Nationale)
« Cette maison est désormais la vôtre » ! le Jeudi 28 juillet, à Montluçon, le général Joël Delpont, directeur des personnels militaires de la gendarmerie nationale, a remis les insignes à trente-sept nouveaux gendarmes dont quatre femmes.
Des militaires pas vraiment comme les autres puisqu'ils sont les premiers en France, à bénéficier de la « passerelle police/gendarmerie ». Ce dispositif, créé par l'État, permet à des gardiens de la paix de devenir gendarme. (S. La Montagne)
(2) Il y avait 2 GIGN : le N°1 à Maisons-Alfort (94) le chiffre 1 pour 1ère Région Militaire.
Créé le 3 Novembre 1973, le GIGN (Initialement appelé E.C.R.I. Equipe Commando Régionale d’Intervention)
Et le GIGN 4 à Mont de Marsan (40) le chiffre 4 pour 4ème Région Militaire. Créé le 1er Janvier 1971 à MONT de MARSAN au sein de l’Escadron Para.(même écusson, avec chiffre 4)
les 2 unités fusionnent en Mars 1982.
- 01/09/1982 : le GIGN quitte définitivement Maisons-Alfort et s’installe à Versailles – Satory
- 05/01/1983 : création du GSPR (Groupe de Sécurité du Président de la République)
- Octo/ 1983: le GIGN intègre le GSIGN (Groupement de Sécurité et d’Intervention de la Gendarmerie Nationale)
- 01/07/1984 : installation du GIGN à la Caserne Pasquier de Versailles Satory
- 01/01/2007 : unification du GIGN, de l’EPIGN, du GSPR et du GSIGN ou sein de nouveau GIGN

 

Richard ZIELINSKI (ER)
(ER : Brevet EPIGN N° 84) La vieille suspente de l' EPI
(Collection) zriri52@gmail.com
Remercie
Adjt Eric BIBENS [Musée]
Mr HUET Thierry (Site : Mountainsigne)
KUBFER Laurent (Mj. 11ème Cie)
NOËL Jean-Jacques (ER)
Aix en Provence Juillet 2013
MAGUET Jean-Pierre Mise en page pour le net

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