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Gendarme FRANÇOIS Hervé 440ème ESOG de Chaumont 3ème Cie 2012
(11 août 1963 † 15 mars 1996)

ZIELINSKI Richard

Mise en page pour le net MAGUET Jean-Pierre

Le parrain est né le 11 août 1963 à Colmar.
Après avoir obtenu son certificat d'étude, il effectue son service national à Brest, dans la marine, à l'école des mousses. Il est affecté sur le porte-avion Foch comme fusilier marin du 5 août 1979 au 5 décembre 1980, date à laquelle son contrat est résilié.
De juillet 1981 à juin 1983. Il occupe divers postes dans le civil en tant que manœuvre et ouvrier au profit de plusieurs sociétés de travail temporaire. Parallèlement à son emploi, il dépose sa candidature le 22 novembre 1982 pour s'engager dans la gendarmerie nationale. Le 6 juin 1983, il intègre l'école des sous-officiers de la gendarmerie de Chaumont pour une durée de 6 mois. A l'issue, il choisit de servir la Gendarmerie Mobile et il est affecté à l'escadron 13/6 de Narbonne le 4 décembre 1983 au sein de la 6eme Région de Gendarmerie du Languedoc Roussillon. Le 8 août 1984 il est muté à l'escadron de Dole suite à la rénovation de l'escadron de Narbonne. Le 18 novembre 1985, notre parrain est admis dans le corps des sous-officiers de carrière. Après trois ans passés dans le Jura, il retourne à l'escadron de Narbonne (dissout le 1er septembre 2011) Puis suite à une demande d'affectation pour convenances personnelles il est affecté le 1er août 1995 à l'escadron 47/7 de Charnay-Lès-Mâcon (71 850), le dernier escadron pour lequel il servira. En janvier 1996, il s'envole pour Alger, où son escadron est détaché pour une mission de maintien de la sécurité à l'Ambassade de France. Affecté à l'équipe légère d'intervention, il reçoit pour mission le 15 mars 1996 à 8H30 de désactiver le dispositif de défense situé sur le mur de l'Ambassade de France qui est constitué de grenades assourdissantes. Au cours du transport des grenades assourdissantes, l'une d'entre elles explose accidentellement et provoque par sympathie la mise à feux de plusieurs autres, transformant le sac en une arme redoutable. Grièvement blessé, il est transporté d'urgence à l'hôpital à Alger, où il décédera aux alentours de midi. Ses obsèques auront lieu le 18 mars 1996 en l'église du Sacré-Cœur de Charnay-Lès-Mâcon. Il est incinéré et ses cendres reposent au cimetière de Colmar. Il fait partie des 16 militaires de la Gendarmerie morts en service en 1996.
Notre parrain était titulaire de la médaille outre-mer, agrafe "vermeil Liban en 1993" et de la médaille d'argent de la défense nationale, agrafe "gendarmerie - missions d'assistance extérieure" en 1995.
Pour ses actes il a été décoré à titre posthume de la médaille militaire.
Une stèle portant son nom ainsi que celui d'autres militaires morts en Algérie est érigée à l'Ambassade de France à Alger. Une salle de réunion porte également son nom au sein de l'Ambassade
Dans son élocution funèbre le Lieutenant Colonel PEIFFER, commandant le groupement II/8 parlait de lui en ces termes :
"Ce sous-officier a payé de sa vie pour avoir fait son devoir, il n'est pas allé considérément vers la mort à la recherche de quelques honneurs ou sensations. C'est la mort qui est venue à la rencontre d'une proie facile, qui, depuis son entrée à la dure école des mousses, à l'âge où d'autres jouissent d'un confort familial qu'ils ne mesurent pas, a choisi le métier du soldat de la paix qui est aussi celui des armes".
GN 0402
440ème promotion d'élèves gendarmes de l'école de gendarmerie de Chaumont.
" Insigne monobloc au glaive de la Loi ; brochant une carte de France aux couleurs de l'insigne de tradition de la 8e LGM, accompagnée à dextre d'un pendant métallique de la médaille militaire, en chef d'un heaume empanaché d'or, en orle d'une couronne civique au naturel et d'une banderole d'argent portant l'inscription de sable " GME FRANÇOIS" (70 x 40 mm)
Pour info : Dole et Macon faisaient parti le la 8ème LGM avant la réorganisation de 2000
Dos granité tout doré avec une épingle sertie verticalement.
Marquages : A gauche sous un cartouche (ici vierge) Arthus Bertrand Paris sur 2 lignes
Et sur 2 lignes également mais à droite : 440ème PROMOTION GN 0 402 (N° d'homologation attribué par le Service Historique en 2012.
Fourreau d'épaule semi rigide avec des lettres et des chiffres noirs brodés sur un tissu genre feutrine orangé à couture jaune : le motif central en bi couleur représente la Gendarmerie actuelle (le képi) issue de la Maréchaussée (un bicorne et une moustache à l'ancienne avantageuse) avec une grenade stylisée (86 x 68 mm)
Plateau /écu et l'écusson de la 8ème portés par le Parrain
Héraldique de la 8ème Légion de Gendarmerie Mobile : Écu français ancien parti au premier d'azur et au second de sable chargés d'une grenade d'or, au troisième aux armes de Bourgogne ; en chef d'or chargé du chiffre et du sigle en capitales de sable : 8e LGM. Homologué G 3813 le 13/06/1991 par le Service Historique de l'Armée de Terre.(le SHGN)
Ecusson de l'ELI (Elément Léger d'Intervention) en font parti les plus sportifs, ce sont les Commandos des Escadrons, donc le Parrain faisait parti des meilleurs. (Des pêchus…)
Dans la réorganisation du 01/07/1991 la 8ème se compose comme telle :
Dans celle de l'été 2000
La 8° LGM composée de la Bourgogne et de la Franche Comté est rattachée à la 7ème LGM de Metz.
Elle reste implantée dans la même région de gendarmerie (EST). Pas de changement pour les LGD de Bourgogne et de Franche Comté qui restent dans la même Région de Gendarmerie (EST).
EGM 13/8 Decize
EGM 12/8 Dijon
EGM 14/8 Beaune
EGM 22/8 Belfort
EGM 25/8 Auxerre
EGM 23/8 Besançon
EGM 21/8 Dole
EGM 24/8 Macon
EGM 11/8 Dijon EGM 25/8 Lure

 

Colmar, Charnay-Lès-Mâcon, Dole, Narbonne et Alger 6 villes de sa destinée...

 

Un petit topo sur les Grenades puisqu'elles sont responsables de son décès

LES GRENADES

&

MUNITIONS

Différentes grenades utilisées principalement en maintien de l'ordre.
A) Prévues pour garder à distance les manifestants (un culot se visse et détermine la distance d'envoi. on peut néanmoins visser une " cuillère " pour un jet à la main (la 4ème sur la photo
B) Grenade assourdissante d'aspect plus conventionnel (le corps est en plastique : pas d'éclats dangereux)
Ces grenades servait à prévenir les intrusions éventuelles d'assaillants (l'Ambassade de France était particulièrement sensible) un artificier était chargé de vérifier quotidiennement le dispositif des pièges sonores !
Ce sont les grenades montées avec les cuillères qui étaient utilisées (système de fils tendus attachés aux anneaux dans les passages " obligés " dans les jardins (non létales, mais telles les oies du Capitoles... très bruyantes, évitent les mauvaises surprises et allègent le dispositif de garde
Le décret du 30 juin 2011 énumère également les types de munitions pouvant être utilisées dans le cadre du maintien de l'ordre, sans pour autant énumérer avec précision l'ensemble des modèles concernés
: y sont évoquées les grenades GLI F4 et OF F1, les grenades lacrymogènes instantanées de manière générale, ainsi que les grenades dites " de désencerclement " et, de manière générale là encore, les grenades dites "instantanées " ainsi que les projectiles "non métalliques tirés par les lanceurs de grenade de 56 mm".
Des incertitudes persistent concernant la nature et l'usage qui est fait de ces différentes munitions. La gamme des munitions susceptibles d'être utilisées au regard du décret cité plus haut est très large et l'absence de transparence de la part des fabricants et des autorités ne permet pas de savoir précisément ce qui est utilisé par les forces de l'ordre. Nous vous proposons donc une description non exhaustive des principales grenades et munitions utilisées dans le cadre du maintien de l'ordre, en fonction de recherches que nous avons effectué "sur le terrain "
fabriquée par LACROIX-ALSETEX
- effet sonore et de choc très intense (165 db)
- libération de gaz CS pulvérulent
- diamètre : : 56 mm
- longueur : 178 mm
- masse totale : 190 g
- masse active : 41,2 g-
conditionnée par caisse de 20 pièces
PORTEE:
- 5 à 30 m (à la main)
- 40 à 70 m (lanceur CHOUKA ou COUGAR
- 80 à 120 m (lanceur CHOUKA ou COUGAR)
- 150 à 220 m (lanceur COUGAR)
- 70 à 130 m (Fusil + tromblon)

 

Richard ZIELINSKI (ER) La vieille suspente de l' EPI
Remercie particulièrement
Adjt. PERENON Gilles (EGM 47/7)
HARTMANN Daniel (Mj ER)
NOËL Jean-Jacques (ER)
Source : Wikimédia France
MAGUET Jean-Pierre Mise en page pour le net

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