DELOISON Henri parrain de la 444e promo 7ème Cie 2013
(07 Avril 1897 † 22 Avril 1945)
Résistant

ZIELINSKI Richard

Mise en page pour le net MAGUET Jean-Pierre

Résistant et déporté, le gendarme Henri DELOISON qui servait pendant la Seconde Guerre mondiale à la brigade de Fismes donne son nom sur la proposition du Capitaine Savary (Cdt l’EGM 31/7 de Reim) à la 444e promotion de l’école de gendarmerie de Chaumont (Haute-Marne) .
Henri Deloison est un Picard de naissance puisqu’il a vu le jour le 7 avril 1897 à Boismont dans la Somme. Il est entrée dans la maréchaussée en 1929 mais il avait déjà l’expérience du feu puisqu’il avait combattu pendant la Première Guerre mondiale et que ses états de service lui avaient valu la Médaille Militaire et la croix de guerre. Henri DELOISON entre dans la gendarmerie en 1929. d’abord en poste dans la Somme, il est affecté en 1941 à la brigade de Rocroi (Ardennes), puis en 1942 à la 6e Légion de gendarmerie à Reims. Il est alors père de quatre enfants issus d’un second mariage.
à la brigade de Reims, il est transféré en 1943 à la brigade de Fismes (51) à la charnière des départements de la Marne et de l’Aisne. Il se rejoint les FFI sous les ordres de son chef de brigade LABDAN Lucien Maurice qui est lui même un membre actif de la Résistance. Deloison rejoint donc le réseau Ceux de la Résistance (1).
Il va mener des missions en coordination avec le Bureau central de renseignement d’action (BCRA). Il participe à des opérations de parachutages et vient en aide à des aviateurs alliés qui sont intégrés dans des filières d’exfiltration pour qu’ils puissent rejoindre leurs unités en Grande-Bretagne.
Malheureusement, le gendarme Henri Deloison est arrêté à Reims par des agents de la Gestapo le 5 octobre 1943, alors que Lucien LABDANT (Alias Maurice : 01 Avril 1908 † 13 Sept.1986) est arrêté à la gendarmerie de Fismes (Il sera également déporté à MAUTHAUSEN matricule 53 852, mais sera libéré le 05 Mai1945 et enfin rapatrié sur Mulhouse le 30) , Henri DELOISON lui est arrêté à Reims. Interrogé dans les locaux de la Gestapo rue Jeanne d’Arc, il est incarcéré à Reims jusqu’au 20 janvier, puis interné à Compiègne (camp de Royallieu qui est l’antichambre vers les déportations.) et déporté comme résistant le 22 janvier 1944 à Buchenwald (matricule 42 249). Puis transféré à Mauthausen le 25 février 1944, il est affecté au Kommando de Gusen (matricule 53 735) où il décède le 22 avril 1945 selon le Livre-mémorial des déportés de France, le 25 avril selon le JO du 11 janvier 2006. Sa citation à l’ordre de la division à titre posthume datée du 5 août 1946 laisse entendre qu’il a été « lâchement abattu le 25 avril 1945 ». Il avait été dénoncé pour avoir fourni de faux papiers à des réfractaires au STO (Service du Travail Obligatoire en Allemagne. Il part alors pour le près de Compiègne Il est d’abord envoyé au camp de Weimar puis transféré en Autriche dans le grand camp de Mauthausen avant d’être affecté au commando de Gusen-Steyr où il meurt d’épuisement et de maladie comme tant d’autres en travaillant dans la carrière en contrebas du camp dont l’accès se faisait par un escalier de 186 marches irrégulières surnommé « l’escalier de la mort » , le 22 avril 1945. Son corps disparaît alors dans les crématoires du camp.
Après la guerre son engagement est reconnu et il reçoit comme déporté-résistant, la croix de chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume ainsi que la croix de guerre 39-45 avec une citation. Son engagement exemplaire a été à l’origine du choix effectué pour qu’il soit le parrain de la 444e promotion d’élèves gendarmes de la 7e compagnie d’instruction de l’école de Chaumont.
À Reims, où son nom figure sur le monument aux martyrs de la Résistance et de la Déportation, une plaque commémorative est apposée en 1947 par la Ville à son domicile dans l'enceinte de la caserne Drouet d'Erlon 33, rue du général Carré.
(1)Région Picardie
Chef départemental FFI de la SOMME (RA1):
Augustin Petin "BRETON", instituteur à WARLUZEL (Pas de Calais), officier de réserve. Contactait par Raoul FRANCOIS en août 1942 pour constituer les groupements OCM.
'L’Organisation Civile et Militaire était l'un des grands mouvements de la Résistance intérieure française (en zone occupée) pendant la Seconde Guerre mondiale.
L'OCM était l'un des huit grands réseaux de résistance membre du Conseil national de la Résistance (CNR).
Dans les secteurs de FREVENT, Avesnes-le-Comte et St-Pol-sur-Ternoise. Le nom d'Augustin Petin est connu des Allemands vers la fin de l'année 1943 à la suite de la main mise par la Gestapo sur d'importants documents au domicile à Paris d'un responsable national. Augustin Petin n'a plus, dès lors, d'autres ressources que de vivre dans la clandestinité. Le responsable régional DELVALLEZ le désigne en février 1944 comme responsable OCM du département de la Somme avec mission de reconstituer les commandements locaux totalement annihilés après l'arrestation des principaux responsables Picards. Son activité lui vaut, en juin 1944, d'être nommé Responsable Départemental FFI de la Somme et c'est en cette qualité qu'il prépare les combats de la Libération. À la suite d'une dénonciation, Augustin Petin est arrêté par les Allemands le 28 août 1944 au domicile de M. BLANCHARD. Incarcéré à la prison d'Amiens, il réussit à s'échapper grâce à de faux papiers d'identité et à un subterfuge, ce qui lui permit de rejoindre le 31 suivant, les colonnes blindées alliées qui libérèrent la ville. Telle est brièvement retracée l'activité résistante d'Augustin PETIN qui se montrait toujours très discret avec ses amis sur les actions d'éclat auxquelles il avait participé. Faisant toujours preuve de beaucoup de modestie, Augustin PETIN devait rester profondément attaché au TERNOIS et c'est ainsi que pendant 24 ans on le trouve Directeur de l'école communale de LIGNY-sur-CANCHE. (Source : Wiki)
Insigne monobloc de la 444ème promotion d'élèves gendarmes de l'école de gendarmerie de Chaumont
« Insigne monobloc évidé au glaive de la Loi à l'inscription de sable « GND DELOISON », à senestre une croix de Lorraine de candide issant de sa lame ; chargeant une grenade aux flammes aux couleurs du ruban de la Médaille Militaire elle-même chargée sur sa bombe de la croix de la Légion d'honneur ; brochant sur le tout et passant sous la lame et la poignée, un fil de fer barbelé ondulant. » :
En Zamac (Alliage fondu et injecté sous haute pression dans un moule, utilisé pour les maquettes ou dans la mécanique : carburateurs) et résine en creux.
Dos lisse argenté, avec une épingle sertie verticalement.
Marquages à droite sur 2 lignes : 444ème Promotion et GN 0 427 (N° d’homologation attribué le 10 Décembre 2012 par le SHGN) A gauche : GLF dans un ovale (fabricant Vosgien peu connu) et un cartouche pour la numérotation.
Fourreau d’épaule en feutrine jaune/orangé semi-rigide aux couleurs de la Cie, Broderies en fil noir de part et d’autre d‘une grenade bicolore stylisée un gendarme moderne en képi à Gauche et celle d’un « pandore » en bicorne à la moustache avantageuse à droite, le Rouge et le Bleu sont les Couleurs de tradition de la7ème Cie. Ce logo est la base du mat des Couleurs de la place d’Armes de l’école. A droite le fanion de la « 7 »
Assez grand : 80 x 65 mm, généralement les fourreaux ‘épaule ne sont que des « passants » de couleur de 45 x 65, soit la moitié avec juste le N° de la Promo brodé en grand.

 

Quelques Réductions de boutonnières FFI de « de Ceux de la Résistance » soit peintes, soit émaillée
Le (rarissime) losange brodé de fabrication anglaise, celui de la B.O.A.Zone Nord Pas courant non plus : le parachutiste également de Fab. Fantaisiste Anglaise en cuir
B.O.A.Zone Nord (72 x 50 mm) avec une fixation par épingle double (67 x 40 mm).
Zone Nord Bureau des Opérations Aériennes. pour le plaisir de vous le faire découvrir…

 

Brassards portés par des membres de : CDLR confectionnés généralement par les épouses, soeurs ou fiancées, suivant l’aspiration de chacune avec les moyens du bord ! ce qui explique la pléthore de modèles et de variantes rencontrées…
Brassard de la 8ème DFT
Garde Patriotique des P.T.T
Les postiers ont joué un rôle très important (brouillage de lignes, écoutes, « perte » de courrier ouvertures de lettres destinées à la Gestapo…
Les 6 &7 Juin mise en panne du réseau téléphonique de la Région R1(Rhône-Alpes (Lyon). qui restera HS 8 précieux jours.
Plusieurs plans d’action (Bloc Planing) ont été établis à Londres par le BCRA : Plan Vert , Rail, Plan Bleu : Electricité, Plan Violet : PTT….

 

Autriche : les Zones d’Occupation des Alliés
Dès le 27 Avril 1945
Carte

Carte de France : Quelques villes de la destinée du Parrain. (Chaumont pour mémoire : où les élèves l’ont ressuscité !)
Les sinistres camps de la mort de Royallieu et de Mauthausen se situent à la pointe rouge.
La carte de l’Autriche à droite indique les secteurs d’occupation des Alliés dès le 27 Avril 1945.
Soit une semaine après son décès et 18 jours de la capitulation du Reich du 08 Mai !
A peu près 1000 Km séparent les 2 camps !

 

Vue générale du Frontstalag 122 ! qui a vu passer plusieurs dizaines de millier de prisonniers.
Vue du Mémorial de Royallieu érigé dans le camp en hommage des internés et déportés.
Plus de 54 000 résistants, militants syndicaux et politiques, civils raflés, Juifs y ont été internés.
50 000 d'entre eux ont été déportés dans les camps de concentration et d'extermination d'Auschwitz, Ravensbrück, Buchenwald, Dachau, Sachsenhausen, Mauthausen, Neuengamme.
Le Frontstalag 122 s'est caractérisé notamment par l'internement et la déportation des « politiques » et personnalités « otages » : communistes, syndicalistes, résistants et civils.
Le « camp C », ou le camp juif, tenu au secret, était déjà, vu les conditions d'internement qui y régnaient, un lieu d'extermination par la faim et la maladie. (Wiki)

 

25 Octobre 2012 au Mémorial de la Résistance de Reims, dans un alignement impeccable les élèves rendent hommage, non seulement au Parrain mais à tous ceux de la Résistance.
Plaques du souvenir en marbre apposées sur un mur de son logement.

 

Richard ZIELINSKI (ER) La vieille suspente de l' EPI
Remercie
Adjt Eric BIBENS [Musée]
Mjr. Daniel HARTMANN (ER)
Roland GERDIL (Doc Insignes FFI)
Vincent VANESSE (Élève-gendarme)
Jocelyne & Jean-Pierre HUSSON
(Site : Enseigner l’Histoire)
Aix en Provence Juin 2013
MAGUET Jean-Pierre Mise en page pour le net

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