CEUX DU MAQUIS DE LA COUPILLE

ZIELINSKI Richard (ER)

Mise en page pour le net MAGUET Jean-Pierre

Ceux du maquis de la Coupille

455ème Chaumont 4ème Cie 2014
(Gendarmes Bachimont, Droit, et Polvent † 07 Juillet 1944)
(Stage du 12 novembre 2013 au 11 Août 2014)

 

Promotion Ceux du maquis de la Coupille :
Les 108 élèves (dont 11 Filles) gendarmes de la 455ème promotion de l'ESOG de Chaumont (4ème Cie) sous les ordres du
Capitaine MOINET Jean-Michel, ont choisit pour Parrains Trois Gendarmes tués lors des combats de la libération.
Historique :
Entrés en résistance dès 1943, apportant sans relâche leur aide en fournissant des renseignements sur les unités de la Gestapo, en hébergeant
des parachutistes, ou en sabotant les voies de communication , les gendarmes Bachimont, Droit et Polvent, quittent leur charge de gendarme le 6 juin 1944 pour se mettre au service exclusif de la Résistance.
Ils rejoignent alors le maquis de la Coupille, secteur de Saint Algis, dans le Nord de l'Aisne.
Le 7 juillet 1944, la Gestapo forte de 60 soldats allemands encercle le maquis comprenant 12 hommes. L'assaut cause la mort de quatre résistants : les gendarmes Bachimont, Droit, et Polvent, qui seront nommés sous-lieutenant FFI à titre posthume Ainsi que Marcel Annoepel (le Radio).
Décorations
- Gendarme Edmond BACHIMONT (30/06/1900 - 07/07/1944), a reçu à titre posthume la médaille militaire, la croix de guerre 39/45 avec palme de bronze, la médaille de la résistance.
- Gendarme Hector POLVENT (21/04/1904 - 07/07/1944), a reçu à titre posthume la médaille militaire et la croix de Guerre 39/45 avec palme de bronze.
- Gendarme André DROIT (18/08/1921 - 07/07/1944) : Mention "Tué en service commandé"
Héraldique de l'insigne
"Insigne monobloc, à la carte de l'Aisne, au parti au 1 du ruban de la médaille militaire chargé d'un demi parachute de candide, au 2 du ruban de la croix de guerre 39-45 chargé d'une palme et d'une demi croix de Lorraine d'or, chargeant en pointe une roue de moulin d'or supportant l'inscription de sable " ceux du maquis de la Coupille ", brochant sur le tout une grenade d'argent chargée d'un glaive de la loi"
Interprétation
La 455° promotion d'élèves gendarmes de l'Ecole de Gendarmerie de Chaumont est fière de vous présenter son insigne de tradition.
La base de l'insigne est constituée de la carte du département de l'Aisne, où était implanté le maquisde Saint Algis, dit "de la Coupille".Sur le côté gauche figure le ruban de la médaille militaire, sur la droite la croix de guerre 39-45 avec palme, décorations reçues par les gendarmes Polvent, Droit, et Bachimont à titre posthume
"La forte épée", privilège du connétable sous le règne des rois de France, symbole traditionnelle de la gendarmerie, évoque la force militaire prête à frapper. La couleur argent rappelle la gendarmerie départementale dont sont issus les trois parrains. La grenade couleur argent, symbole des troupes d'élite sous l'ancien régime, est présente sur les galons et uniformes de la gendarmerie depuis 1789.

 

Symboles choisis par les élèves
-La croix de Lorraine symbolise l'appartenance du maquis de la Coupille au Forces Françaises Libres
-La voile de parachute de couleur blanche évoque l'appartenance des trois parrains de promotion au
-Bureau des Opérations Aériennes (BOA), chargé au sein de la résistance de récupérer les parachu-tages d'armes, de réceptionner et de cacher les agents alliés.
-La roue à aube portant l'inscription "Ceux du Maquis de la Coupille" rappelle le lieu où ont été tués les parrains, à savoir près d'un moulin où ils s'étaient réfugiés.


Description Héraldique de l'insigne : de la Maquette à l' insigne
Insigne monobloc, à la carte de l'Aisne, au parti au 1 du ruban de la médaille militaire chargé d'un demi parachute de candide, au 2 du ruban de la croix de guerre 39-45 chargé d'une palme et d'une demi croix de Lorraine d'or, chargeant en pointe une roue de moulin d'or supportant l'inscription de sable " ceux du maquis de la Coupille ", brochant sur le tout une grenade d'argent chargée d'un glaive de la loi".Fabriqué à 500 Exp. dont 150 N°. (ici le N° 039)
Bravo à tous (travail collectif pour le choix des symboles) et plus particulièrement aux élèves LUCAZEAU et SUIRE les auteurs de ce petit chef d'œuvre !
Dos granité doré avec une épingle sertie verticalement.
Marquages à gauche : Arthus-Bertrand Paris GN 0 493 (N° d'homologation attribué par le Service Historique de la Gendarmerie) avec un cartouche pour la numérotation A droite : 455ème Promotion 4ème Cie.
Et devise guerrière en Maori : MAATIE LAATOA MUA (Un guerrier exemplaire devant le monde entier) Inspiré par les célèbres " Hakas "(1) comme celles des All Black.
Beaucoup de jeunes originaires des Iles : de Polynésie, et de la Mélanésie imprégnés de ces coutumes viriles et guerrières viennent en métropole pour leur stages en gendarmerie et laissent leurs empreintes…
Suite à un incident (explosion d'un four chez le manufacturier) les insignes ont failli ne pas être livrés à temps, néanmoins les équipes de Pichard-Balme(du groupe Arthus-Bertrand), ont réalisé l'impossible pour tenir leurs engagements et la livraison pour la cérémonie !
(1)Rappelons que : Le haka est une danse chantée rituelle des insulaires du Pacifique Sud interprétée à l'occasion de cérémonies, de fêtes de bienvenue, ou avant de partir à la guerre, que les M?ori ont rendu mondialement célèbre par l'équipe de rugby à XV de Nouvelle-Zélande, qui l'effectue avant ses matches depuis 1905.
Maquette du bureau d'étude du manufacturier : les 2 éléments (le plateau et l'applique qui sera sertie après l'émaillage, on aperçoit les 2 têtes au dos.
A noter que c'estle nom d'Arthus Bertrtand qui est gravé sur la maquette et sur l'insigne, alors que sur le bon à tirer c'est celui de Pichard-Balme à Saumur qui y figure.

 

Fourreau d’épaule de la Cie, Passant d’épaule semi-rigide brodé en tissu genre feutrine satinée à fond
vert (la couleur de tradtion de la « 4 » le logo central (gendarme en képi, héritier de la Maréchaussée
en bicorne et une grenade, le tout stylisé) est la base du mat des couleurs de l’école.

 

Il est de notoriété public que Les Français étant nuls en géographie, un petit topo par cartes s’impose donc pour situer l’action…(Source Wiki)
Soixante dix ans presque jour pour jour, le souvenir reste intact. Les lieux aussi. Au coeur de cette dominante vallée de
l’Oise, bien loin du coeur même du village, on tente d’imaginer la scène de ce 7 juillet 1944, dans cet endroit retranché
près de la ferme du moulin de la Coupille, au beau milieu de nulle part, un endroit idéal pour installer un maquis.

 

29 Juin 2014 sur les lieux du drame à quelques mètres du moulin : Devant une très nombreuse foule de civils et d’autorités de tout horizon face au monument aux morts et dans un alignement impeccable, les élèves entonnent le chant des Partisans
Soixante dix ans presque jour pour jour, le souvenir reste intact. Les lieux aussi. Au coeur de cette dominante vallée de l’Oise, bien loin du coeur même du village, on tente d’imaginer la scène de ce 7 juillet 1944, dans cet endroit retranché près de la ferme du moulin de la Coupille, au beau milieu de
nulle part, un endroit idéal pour installer un maquis.

Très belle photo de Monsieur Christian MENANDEZ montrant deux élèves (LUCAZEAU et BUCCHI) très concentrés en grande tenue portant un cadre en céramique représentant l’insigne de promotion et cerise sur le gâteau : l’élève au 1er plan l’arborant sur la poche de gauche. L’insigne des écoles est porté sur la poche de droite…Les galons cousus sur les manches (1 chevron), sont en parti caché par du chatterton noir, ces galons apparaîtront comme par magie lors de la cérémonie de fin de stage le dernier jour, lorsque les cadres passeront dans les rangs et arracheront l’adhésif decamouflage…

 

Rares et émouvante photographies du Maquis peu avant son anéantissement
Les Maquisards traversent le bief du moulin, c’est par là que les survivant s’enfuiront à noter qu’ils ne se séparent jamais de leur PM. (à la main, à l’épaule ou en bandoulière… on ne sait jamais) et pourtant !

Un Groupe pose pour la postérité, il manque le Gendarme DROIT, Ils sont tous équipés du célèbrissime pistolet mitrailleur STEN Anglais parachuté en grand nombre dans les maquis. En arrière plan, le drapeau national timbré de la Croix de Lorraine. Deux Gendarmes sont au premier plan. POLVENT,BACHIMONT) et portent les Guêtres en cuir modèle 1938 de la Gendarmerie.

Moment de détente avant « l’orage ». Belle photo souvenir de Copains qui aimeront se retrouver après la guerre autour d’un pot, et parler du bon vieux temps du Maquis…Hélas les Dieux de la guerre en ont décidé autrement !
Photo non datée sans les noms hélas (à part Monsieur BISSON, l’homme au chapeau feutre vissé sur
la tête, les autres resteront inconnus, sauf peut-être le personnage de droite en chemise claire qui pourrait être le Radio !)
Quel meilleur site pour les Maquisards que ce moulin désaffecté de Mme et M. Armand, à Saint- Algis ? Dans la nuit du 5 au 6 juillet 1944, huit tonnes d'armes et de matériels y sont parachutées. Le 7 juillet, venu chercher les armes, le Commandant Jean-Pierre et les Résistants sont alertés de l'arrivée dans le village de quatre voitures chargées d'une quinzaine d'ennemis. Peu après, arrivés de Marly-Gomont, des troupes, en camions, cette fois, encerclent le moulin.
Dans la camion Arnaud BISSON (Chef Régional) tient le drapeau dans lequel il sera enseveli le 30 juin 1944 après avoir été mortellement blessé à Sains-Richaumont (02) au cours d'un
transfert d'armes.( Source : Blog de Jean-Jacques THOMAS)
Arnaud Bisson, chef de réseau
Arnaud Bisson, chef du bureau des opérations aériennes de l’Aisne est tué en mission le 30 juin 1944 à Sains-Richaumont en forçant un barrage ennemi. C’est à Saint-Algis qu’il prépare les résistants à l’action combattante contre les troupes allemandes. Il active les dernières liaisons d’armes nécessaires aux différents groupes de la résistance pour leur permettre d’accomplir leurs missions de harcèlement. Le maquis de Saint-Algis assurait la réception des parachutages, la livraison des armes vers les secteurs de l’ouest et du sud de l’Aisne, vers le Nord et même vers l’Oise.Le 31 août 1944 en représailles, des SS assassinent froidement le jeune Gabriel Dudin ici à Saint-Algis et détruisent des habitations.
Photo composée « sur le vif » très improbable, à gauche : Le Grand Chef (Arnaud BISSON) la Sten en bandoulière avec son éternel chapeau vissé sur la tête, Marcel le Radio, devant son émetteur récepteur écouteurs sur les oreille, un colt 45 (Cal 11, mm43) négligemment posé devant lui, une estafette en moto arrivée en trombe et qui n’a pas eu le temps de descendre de son engin (probablement une Peugeot 125 modèle 55) et qui tend un message certainement très urgent …

 

Schéma de l’attaque allemande : L’ennemi aura quand même 12 tués (dont le Lieutenant commandant la troupe) et 19 blessés. Mais que faire à 1 contre 5, face des soldats aguerris et déterminés dont certains ont connu plusieurs fronts dans toute l’Europe avec 5 années de guerre dans la musette (c’était perdu d’avance…). On peut dire qu’ils se sont bien battus et que le « contrat » a été rempli !

 

Détail de la plaque du monument

 

Citation du village de Saint Algis à l’ordre du Régiment en date du 19 Août 1949.

 

Tableau des pertes de la Gendarmerie 1939/1945

 

La Sten arme emblématique de la Résistance, ici démontée et entière, à noter les 2 types de crosse ici celles dites « squelettes » il en existe d’autres, en bois et poignée pistolet. C’est une arme rustique en tôle emboutie, facile à fabriquer et peu onéreuse à réaliser en calibre 9 mm. L’inconvénient majeur est que cette arme ne possède pas de sécurité ni de sûreté, (en cas de chute accidentelle, l’arme peut alors déclencher le tir et vider le chargeur complet) ce qui a provoqué hélas quelques drames !
- Masse du PM non charge :
- Modele le plus courant ; mark 1 : 3,85 kg, bretelle en toile
- Masse du chargeur plein : 0,7 kg
- longueur totale : 895 mm (Mark 1) puis 762 mm (Mark 2/3/5) ;
- longueur du canon : 196 mm ;
- calibre : 9 X 19 mm Parabellum
- vitesse initiale : environ 380 m/s ;
- portee pratique : 50 m (visee fixee a 100 yards) ;
- cadence de tir maximale : environ 550 coups/min ;
- chargeur : 32 coups. Très efficace à courte portée (surtout jusqu'a 100 m), le P.M. Sten a été très populaire auprès des soldats britanniques et des résistants francais grace à son faible coût, sa taille, son poids et sa facilité de nettoyage ; il pouvait ainsi rivaliser avec les PM allemands.
- Au total pres de 5 000 000 de pièces furent produites

 

Le Gendarme (POLVENT) Breveté Chef de Peloton de mitrailleuses en 1934 au centre, jumelles au cou, en plus de sa Sten tient par le canon : un Fusil Mitrailleur modèle 24/29 en calibre 7,5 mm qui a la particularité de tirer en rafale ou au coup par coup, on aperçoit les 2 queues de détente bien visibles ici dans le pontet. (c’est une arme un peu dépassé par la faible capacité de son chargeur, mais redoutablement efficace entre les mais d’un expert.)
Longueur : 1080 mm, canon : 500 mm, poids 9,1 Kg à vide, porté : 1000 m, pratique 600 m, 450 C/min. vitesse /830 m/s avec un chargeur de 25 cartouches. (très précis, ce FM, pêche par son systèmes de chargeur, un bon mitrailleur allemand en maîtrisant ses rafales à le temps d’arroser sa cible avec plus de 500 coups… pendant les quelques secondes de réapprovisionnement d’un chargeur.

 

L’Armement léger équivalent d’en « face »
MP 40 Allemands (machinenpistole Cal. 9 mm aussi surnommé la « Schmeisser » par les soldats alliés du nom de l’un de ses concepteurs : Hugo SCHMEISSER)

- Masse du PM non charge : 4,03 kg ; Bretelle en cuir.
- Masse du chargeur plein : 0,7 kg
- longueur totale : 630 mm (pliee) et 833 mm (d'pliée)
- longueur du canon : 250 mm ;
- calibre : 9 X 19 mm Parabellum
- vitesse initiale : environ 380 m/s ;
- portee pratique : 50 m (visee fixee a 100 mètre)
- cadence de tir maximale : environ 500 a 600 coups/min ;
- chargeur : 32 coups. Très efficace à courte portée (surtout jusqu'a 100 m),
- au total : entre 746 000 et 1 100 000 pièces furent produites

 

La "Maschinengewehr 42" allemande, plus connue sous son code de nomenclature "MG 42"
Longueur : 1220 mm. Lg Canon 530 mm. Calibre 7,92 mm x 57 (7,92 mm Mauser)
Poids : 11, 5 Kg. Cadence de tir : entre 1200 et 1800 Coups /mn. Vitesse : 750 m/s suivant type de munition. Capacité : chargement par bandes reliables entre elles de 50, à 250 Cartouches.
La très grande cadence de tir a été augmentée par rapport à la version précédente pour le front de l’Est pour contrer les vagues d’assaut compactes des Fantassins Soviétiques.
Pour mémoire :
L’affaire de Loyada en Février 1976 (un car d’enfants de militaires pris en otage à Djibouti) et la 1ère grosse intervention du GIGN qui les révèlera au monde entier. Nos gendarmes d’élites ont neutralisé un des terroristes en position de tir avec une MG 42 Il y aurait effectivement pu y avoir un carnage dans les rangs des Légionnaires qui sont montés à l’assaut. Tout comme sur les plages du Débarquement !

 

ETATS CIVILS DES GENDARMES.
BACHIMONT, Edouard-Paul-Thomas

BACHIMONT, Edouard-Paul-Thomas.
Né le 30 Juin 1900 à Ecuires (62 P.d.C) petit bourg à une quinzaine de Km de Berck.(sur la cote d’Opale).
Marié à BOUTIGNIES Aline A effectué son Service Militaire dans l’Aviation du 16 Mars 1920 au 02 mars
1922 avec le grade de Brigadier. Nommé Gendarme le 17 octobre 1930.

Affecté à la 2ème Légion dans l’Aisne.
Versé dans la Prévôté de la 2ème Armée (1er Groupe). Le 1er Février 1941 est affecté à Chauny (02) puis à St Quentin le 1er Octobre 1943 et enfin à la Ferté- Milon (02) le20 Juin 1944.
Entre dans la Résistance en Avril 1943 comme agent de renseignement (Identification des voitures de la Gestapo, de ses agents, leurs adresses, les horaires de leurs activités).
Recruté par BISSON Arnaud (alias Dupré, ou Demouy) comme agent « P 2 » (1) avec le grade de Sous-Lieutenant. Quitte son emploi de Gendarme et rejoint le Maquis de St Algis. Travaille avec le Réseau de Nouvion pour la récupération des parachutages, le transport et dispatching des armes aux groupes voisins.
Tué au combat les armes à la main le 07 Juillet 1944. Rayé des contrôles ce même jour avec la mention : Tué au Maquis
Mémoire de Proposition :
Entré à la Résistance en Avril 1943, signe un engagement aux F.F.C. (2) ne cesse d’apporter son aide aux agent du B.O.A.(3). Renseignement sur la Gestapo, hébergement. Dès le 6 Juin, quitte son emploi de Gendarme pour prendre le Maquis et mettre au service exclusivement au service de la Résistance. Participe au parachutage sur terrain « Rhubarbe» le 5 Juillet 1944, transport des armes, sabotages. Trouva une mort glorieuse le 7 Juillet 1944, au Maquis de St Algis (Aisne). Cette citation comporte l’attribution de la Croix de Guerre avec Palme de Bronze.
Proposition faite par l’Officier DESHAYES (Chef du Réseau A.)

(1)Un Agent P2 : Agent de renseignement ou officier responsable qui travaille en permanence pour la résistance.
(2) F.F.C. : Forces Françaises Combattantes. (réseaux de renseignement, d'action, d'évasion).
(3)B.O.A. : Le Bureau des Opérations Aériennes (B.O.A.) est créé à l'initiative du Bureau central de renseignements et d'action en avril 1943 afin de rationaliser les liaisons entre la résistance intérieure française et la France librec'est-à-dire veiller à l'acheminement des agents et du courrier, et réceptionner les parachutages d'armes. Il agit jusqu'à la libération de la France en 1944
Il existait au sein des réseaux officiels de la Résistance trois types d'agents
01 : Agent répertorié qui travaille pour la résistance occasionnellement
P1 : Agent de renseignement ou responsable qui travaille pour la résistance d'une manière habituelle.
P2 : Agent de renseignement ou officier responsable qui travaille en permanence pour la résistance.
- Les FFI (maquis, corps francs, unités militarisées diverses ayant existé entre le 1er janvier 1943 et la Libération).
- Les FFC (réseaux de renseignement, d'action, d'évasion).
- Les FFL (armée régulière de la France libre, du 18 juin 1940 au 31 juillet 1943).

 

POLVENT Hector, Alexandre
POLVENT Hector, Alexandre.
Né le 21 Avril 1901 à Pommereuil (59)
Fils de Corneille et de Gautier Clémentine.
A effectué son Service Militaire au 8ème R.I. (1921) Troupe d’Occupation en Rhénanie.
Elève Garde à cheval à la 1ère Légion de Garde Républicaine Mobile en 1939. Affecté au Peloton Mobile 167 de la 5ème Légion, puis à Pontivy (56) et passe à la 2ème Légion : il est affecté successivement : le 01 Septembre 1940 à la BT de Bresles (60), le 01 Juin 1942 à la BT Montcornet (02), le 01 Juillet 1942 à St Quentin (02) et enfin à Château-Porcien (08) pour le 06 Juillet 1944 : BT qu’il n’a jamais rejoint, parti au maquis et tué le lendemain à St Algis…
De carrière le 01 Juillet 1940. enfin à Il a obtenu le Brevet de Chef de Peloton de mitrailleuses et d’engins de Cavalerie le 10 octobre 1934
Egalement recruté par BISSON le responsable BOA dans le Secteur « A » de 200 Hommes (Gradés et H de Troupe) le 06 Juin 1944, comme Chef de Groupe avec le grade de S/Lt. Avec comme responsabilité 30 Hommes (Gradés et Homme de troupe) de son secteur.

 

DROIT André, Eugène

DROIT André, Eugène,
Né le 18 Août 1921 à Parrichet par Mouroux (Seine et Marne)
1er Mémoire de Proposition (Médaille Militaire) :
Jeune plein d’entrain. Dans toutes les opérations s’est montré très acharné contre les Boches qu’il détestait. Il a trouvé une mort glorieuse lors de l’encerclement du Maquis de la Coupille.
2ème Mémoire de Proposition : (revu, corrigé et (édulcoré) !)
Entré dans la Résistance en Février 1944, ne cessa de donner des renseignements sur les déplacements des troupes ennemies, et tout ce qui pouvait intéresser la Résistance. Le 6 Juin 44 quitta la Gendarmerie pour se rendre au Maquis de St Algis (Aisne).Participe au double parachutage « Rhubarbe » sur terrain, le 5 Juillet 1944.Le 7 Juillet, le maquis est attaqué par plus de 60 Allemands. DROIT y trouva une mort glorieuse, après s’être conduit en Héros.

Tampon sur la demande de proposition.

 

Un extrait d'une étude sur le groupement "A" de la résistance dans le Saint-Quentinois, qui évoque le maquis de la Coupille.
Témoignage de Florent Debuisson:
Le 7 juillet Florent Debuisson désigné pour aider à un parachutage prévu au cours de la nuit et qui n'a pas eu lieu rentre à St Algis au petit matin. Alors qu'il est couché dans une ferme, il est réveillé par de nombreux coups de feu. Il file en direction du PC, mais n'a pas parcouru 20 m qu'il est intercepté par des soldats et des civils allemands: coups de pied et coups de poing, gifles, lui font comprendre que ce ne sont pas des rigolos! Leurs questions: où sont les autres ? Combien sont ils ?... Questions
auxquelles il ne répond pas bien entendu! Menotté, il reçoit l'ordre de courir devant eux, en direction de La Coupille.
Dès la rivière franchie, il aperçoit Edmond Bachimont, André Droit et Marcel Annoepel apparemment morts; puis sur sa droite, gisant sur le côté, auprès d'un gros arbre, Hector Polvent blessé. Les allemands le font s'allonger près de lui. Polvent en profite pour lui souffler: "on ne se connaît pas, Marcel, on ne se connaît pas!", ce sont ses dernières paroles, un "civil" lui tire une balle en plein front, à bout portant.
Florent Debuisson après avoir été torturé à 13 reprises au siège de la gestapo à St Quentin, sera déporté à Buchenwald et reviendra en France le 19 juin 1945.
Le maquis de La Coupille a cessé d'exister le 7 juillet 1944.

 

ZIELINSKI Richard (ER.GSIGN)
Zriri52@gmail.com (07 87 15 69 94)
Remercie particulièrement :
Le personnel du Musée (Melun)
Adjt BENOIST Olivier (Instructeur à la 4)
Chef d'Escadron SAVARY Hervé
Cdt l'EGM 31-7 de REIMS
Artisan et l’Organisateur de la cérémonie
Photos et toute la documentation sur le Maquis
Adjt STEMPIN Hervé (Collectionneur:
CADENAS Jean-Michel
(Lt Col-ER-Collectionneur)
Aix en Provence, Juillet 2014
Source : Blog de Jean-Jacques THOMAS
(Maire d'Hirson, 1er Vice-Président du
Conseil général Source Cartographique :Wiki
Musée de la Résistance et de la
Déportation de Picardie
(Mme Anne-Bérangère SIMBOZEL)

Retour