CAMBOURS Georges 100ème EOGN 1996
(28 septembre 1913 † 5 janvier 1945)

Bouclier d'azur à une médaille de chevalier de la Légion d'Honneur au ruban chargé d'un écusson aux armes de la commune de KILSTETT, à une croix de guerre 1939/1945 au ruban chargé d'une palme d'or senestrée du nom en capitales en pal LTN CAMBOURS le tout broché d'une épée en pal d'argent gardée d'or, d'une partie de l'insigne de la 4° Légion de la Garde Républicaine et du symbole de l'arme mouvant de la lame.
Dos légèrement granité tout argenté avec une épingle sertie verticalement,
Marquages à gauche : FRAISSE Paris et G 4353 Homologation attribuée par le Service
Historique de l'Armée de Terre en 1996 bien que celui de la Gendarmerie a été créé la même année à Maisons-Alfort (au Fort de Charenton) (94) avant d'être intégré avec les autres Armes au Service Historique de la Défense en janvier 2005. La demande ayant été faite en 95 au SHAT, c'est donc un N° " Armée de Terre " qui lui a été attribué G pour Guerre, les N° Gendarmerie : commence par GN 0000 ! À droite le chiffre 309 qui correspond à une série pour collectionneurs.
Écusson de bras porté sur la chemisette ou la vareuse de service courant : homologué (G 3604 le 22-3-1989) monté avec velcro. Description héraldique :
Écusson d'azur à un semis de grenades de candide parti de gueules à un parchemin de candide broché d'un sabre d'argent gardé d'or posé en barre (à noter que le sabre courbe de cérémonie modèle 1822 remplace le gantelet d'armure tenant un parchemin des élèves sous-officier).
À noter que depuis quelques années, les élèves réalisent un écusson propre au stage qui reprend généralement l'insigne métallique brodé au centre !), Fauconnet (113ème), Marchianni (114ème), Colonna d'Istria (116ème), Biard (119ème, Delmas (120ème), Jamet (121ème)… mais pas celui-ci !
Biographie du Parrain :
Historique : Le parrain est né le 28 septembre 1913 à Villefranche-de-Lauragais, il est le fils d'Henri CAMBOURS et de Hélène SAPORTE, il fut (incorporé comme conducteur de 2ème classe dans le 17ème bataillon du Train à Tours le 15 octobre 1935, le 28 avril 1936 il est admis à l'École d'Application de la Cavalerie et du Train à Saumur. Il est nommé élève officier de réserve le 29 septembre1936, puis cavalier et enfin officier de gendarmerie en 1936, commandant l'escadron 4/4 de la Garde Républicaine Mobile, s'est illustré durant la Seconde Guerre mondiale et tomba au champ d'Honneur, le 5 janvier 1945, à la bataille de KILSTETT (67) en faisant obstacle avec ses hommes, à une tête de pont ennemie qui tentait de reprendre pied en Alsace et sur la ville de Strasbourg. Le 28 septembre 2013, l'escadron 23/7 de gendarmerie mobile, héritier du 4/4 de la Garde Républicaine Mobile, célèbre le centenaire de la naissance de cet illustre officier dont le nom baptise depuis le 20 juin 1945, le quartier des gardes mobiles à SÉLESTAT.
Rappel historique :
Bataille de Kilstett (janvier 1945
En janvier 1945, pendant la Seconde Guerre mondiale, une contre-offensive lancée par l'armée allemande pour tenter de reprendre Strasbourg fut stoppée lors de la bataille de Kilstett. Les Allemands lancent l'opération " Nordwind " pour reprendre Strasbourg : les combats ont lieu au Nord et au sud de la ville et [Kilstett est le lieu de défense de ses accès :
les Allemands sont contenus quand la 1ère Armée décide de faire venir des Vosges des éléments d'artillerie du 67ème RA, en appui à la Wantzenau et Hoerdt, pour protéger le 3ème Régiment de Tirailleurs algériens, le 7e Chasseur, le 1er Régiment de Marche de la Légion Étrangère, et le 3e Spahis " Le 3 janvier au matin, alors que la 1re armée française est tout entière au contact dans la poche de Colmar, de Lattre, ayant reçu l'ordre d'inclure Strasbourg dans la zone de son armée, décide aussitôt d'y envoyer le général Guillaume avec sa 3e DIA. Mais cette grande unité, alors sur la ligne des crêtes vosgiennes, ne pourra rejoindre que le 5 janvier en fin de journée. Or la menace sur Strasbourg se précise. Dans la nuit du 4 au 5 - selon un renseignement F.F.I. -, l'ennemi a entrepris la construction d'un pont devant Gambsheim afin de permettre à ses blindés de traverser le Rhin. Le général Schwartz, gouverneur militaire de Strasbourg, affirme qu'il se battra jusqu'au bout. Il ne dispose cependant que de très faibles forces : 4 escadrons de la garde républicaine médiocrement armés, à effectif très réduit (moins de 350 hommes) et des F.F.I. strasbourgeois. Les 4 unités de la Garde constituaient, sous les ordres du chef d'escadron Daucourt,
Un groupement articulé en 2 sous - groupements :
Le 3e et le 5e escadron d'une part ;
Le 4e et le 8e escadron d'autre part.
Chaque escadron avait créé un groupe franc qui patrouillait la nuit ou tenait des observatoires avancés vers le Rhin.
Pour cette mission très dangereuse, le chef d'escadron Daucourt désigne les 4e et 8e escadrons, renforcés par un peloton du 5eescadron, soit à peine 200 hommes. Liaison est aussitôt prise avec les F.F.I. locaux et avec un élément américain qui se trouve encore là en arrière-garde du repli amorcé. (...) La progression aidée par les F.F.I. de Kilstett démarre à 15 h 15, sur un terrain découvert et absolument plat. À 600 mètres du premier objectif - Bettenhoffen -, les premiers éléments sont pris sous le feu d'armes automatiques. Plusieurs gardes républicains sont blessés. Malgré l'absence totale de feux de soutien ami, la progression continue sous un violent tir d'artillerie et de mortiers. Le lieutenant Cambours, commandant le 4e escadron, tombe mortellement frappé. Son adjoint, le lieutenant Perré est grièvement blessé. Les escadrons manœuvrent pour déborder la résistance allemande. Vers 16 h 30, les tirs d'artillerie ennemis s'intensifient, tuant 3 gardes républicains et en blessant encore plusieurs autres. Malgré tout, la progression se poursuit. 2 blessés refusent de se faire évacuer. Il s'agit du garde Barjolet, le visage ravagé par un éclat d'obus et du garde Martin, qui, un œil crevé et un bras fracassé, doit faire l'objet d'un ordre ferme pour aller se faire soigner. En dépit de l'opposition acharnée de l'ennemi, les abords de Bettenhoffen sont atteints. Cependant, devant la supériorité écrasante des tirs adverses et la diminution inquiétante des munitions, le repli est décidé. Les gardes décrochent sous un feu d'enfer et viennent se réinstaller défensivement devant Kilstett, ramenant avec eux les blessés et mourants. La nuit tombe, troublée de rafales de mitrailleuses et d'explosions d'obus, tandis que de menaçants grondements de chars ennemis laissent présager l'attaque au petit jour. Celle-ci ne se produira cependant pas. Les Allemands ont été "bluffés" par l'ardeur combative des gardes et par ailleurs, l'artillerie américaine alertée a détruit le pont en construction devant Gambsheim, interdisant ainsi aux panzers la traversée du Rhin. En lieu et place d'une attaque allemande, c'est une compagnie américaine arrivée le 6 janvier à 7 h qui tente aussitôt, avec 3 chars et la garde républicaine en accompagnement, de poursuivre l'opération commencée la veille. Cette colonne ne peut percer, mais ramène une centaine de prisonniers allemands. Les gardes les font parler et apprennent avec stupéfaction - mais non sans fierté - qu'avec 200 hommes à peine ils ont réussi à tenir en échec la tête de pont ennemie comprenant 1 600 combattants aguerris (...). Ce renseignement exalte le moral de tous sans cependant estomper le lourd tribut des pertes subies :
- 1 officier tué : lieutenant Georges Cambours ;
- 3 gardes tués : Émile Barbin, Fernand Kember et Irénée Lannoy ;
- 1 officier très grièvement blessé : lieutenant Perré (devenu général en 1977) ;
- " 15 gradés et gardes blessés, la plupart grièvement.
(...) La gendarmerie a fait élever, avec le concours des habitants du village, une stèle solennellement inaugurée le 23 janvier 1949 et devant laquelle la gendarmerie d'Alsace célèbre chaque année les combats de janvier 1945 par une prise d'armes commémorative.
- "Extrait de l'article rédigé par le lieutenant-colonel (er) Lallemant Claude " Kilstett ", 5 janvier 1945, la gendarmerie gardienne du serment de Koufra", SNAAG Magazine no 274, avril 2006, p. 17-18) contrairement à ce qui est dit ci-dessus, ce n'est pas une compagnie américaine qui est arrivée en renfort au matin du 6 janvier, mais des éléments de la 8e compagnie de marche du Tchad, unité de la 2e D.B. du général Leclerc. Au cours des combats furent tués, entre autres, l'adjudant Groetz et le caporal Saussier. À l'origine, la 8e compagnie du régiment de marche du Tchad fut créée avec une unité de F.F.I. du XVe arrondissement de Paris nommée " Escadron de Vaugirard ".
À l'issue de la bataille, le général de Lattre de Tassigny, commandant en chef de la 1re Armée française, cite à l'ordre de l'Armée le 2e bataillon du 3e régiment de tirailleurs algériens de la3e DIA et à l'ordre du corps l'armée, son 3e bataillon :
" Magnifique bataillon qui, sous les ordres du chef de bataillon de Reyniès, s'est montré aussi ardent et manœuvrier dans l'attaque qu'obstiné et inébranlable dans la défense. [...] Les 7 et 16 janvier 1945 s'est résolument porté à l'attaque de Bettenhoffen défendu par un ennemi puissamment retranché. Est parvenu au prix de pertes sévères à mordre dans les défenses avancées du village, à faire 53 prisonniers. Bloqué par des tirs violents des armes automatiques ennemies, ne s'est retiré de ses positions de départ que sur ordre et dans un ordre parfait, en brisant net les tentatives de poursuites de l'ennemi. Dans la nuit du 21 au 22 janvier 1945, renforcé par la 6e compagnie, a résisté victorieusement dans Kilstett, à l'attaque de deux bataillons allemands appuyés par des chars "Panther" et une puissante artillerie. Complètement encerclé, a résisté maison par maison, permettant ainsi à la contre-attaque menée dans la matinée du 22 janvier 1945 d'arriver à temps pour rétablir notre position. Aussitôt dégagé a participé, malgré sa fatigue, au nettoyage de Kilstett et de ses abords. A été ainsi l'un des meilleurs artisans de la déroute du régiment de Marbach, qui a laissé de nombreux cadavres et 4 chars sur le terrain, et 250 prisonniers entre ses mains. Par sa résistance farouche, par son ardeur, a mis définitivement un terme aux ambitions allemandes sur Strasbourg. "
- Citation à l'ordre du Corps d'Armée attribuée au 3e bataillon du 3e R.T.A. lors de la bataille de Kilstett et de la défense de Strasbourg
" Magnifique Bataillon qui, sous les ordres du chef de bataillon Destremau, n'a cessé de se distinguer par son habileté manœuvrière et sa ténacité. Vient à nouveau de prouver sa valeur
dans la région nord de Strasbourg. Le 22 janvier 1945, en dégageant au cours d'une brillante contre-attaque le 3/3 R.T.A. encerclé dans Kilstett par deux Bataillons allemands appuyés par des panzers. Le 31 janvier 1945, en s'emparant de Gambsheim à la suite d'une remarquable manœuvre d'in?ltration, a permis ainsi de mettre définitivement Strasbourg à l'abri des visées allemandes. "
- Citation à l'ordre de l'Armée attribuée au 2e bataillon du 3e R.T.A. lors de la bataille de Kilstett et de la défense de Strasbourg, Ordre n° 1064 le 20 août 1945
Le Monument à la Mémoire des Combattants de la Bataille de Kilstett est là pour rappeler, à tous, le sacrifice de tant d'hommes, venus pour beaucoup de l'autre côté de la Méditerranée. Implanté à l'extrémité Nord de la Rue des Hirondelles, inaugurée le 23 novembre 2002, le monument porte l'inscription " Aux Combattants de la Bataille de Kilstett - janvier 1945 ".
Quatre bornes l'entourent qui présentent sur leurs faces, les noms des unités : Forces Françaises de l'Intérieur, 5ème Division Blindée, 2ème Division Blindée, 3ème Division d'Infanterie Algérienne.
Le " mur des noms " honore les 133 Héros de la Bataille de Kilstett.
Commémoration du centenaire
Très belle carte réalisée pour le centenaire de la naissance du Parrain. (140 mm x107)
Descriptif de la carte : Sur fond d'étendard national, une allégorie rassemblant une représentation de l'entrée actuelle de l'escadron de gendarmerie mobile de SÉLESTAT (construit en 1936) surmontée du buste du lieutenant CAMBOURS, coiffé de l'insigne de
son unité, l'escadron 4/4 de la Garde Républicaine Mobile. En épitaphe : " ... Aujourd'hui il aurait 100 ans... " suivit de ses dates de naissance et de décès. En filigrane : l'écu " Rhin et Danube " que côtoie l'insigne actuel de la gendarmerie mobile en Région de gendarmerie de Lorraine et en Zone de Défense et de Sécurité Est.
Au dos sa biographie : Standard Support : Bristol 280g sérigraphie : Laser Auteur : Chef d'Escadron Philippe MIGNOTTE commandant l'EGM 23-7. Une enveloppe de taille réglementée " souvenir philatélique " a été également éditée.
Splendide et rarissime Insigne de la 4ème L.G.R.M.
Du Type 1 à droite (le plus rare, des deux modèles rencontrés : bandeau avec émail) écu français à fond bleu et rouge opaque ou translucide, Grenade de la Gendarmerie avec une croix de Lorraine émaillée rouge posée sur une Masse d'Arme* et une Épée croisée au bas piquet et fils barbelés et le chiffre " 4 " émaillé dans la bombe dans le bandeau : LOI ET PATRIE (42 X 23 mm) * Armes traditionnelles de la Gendarmerie !
La " 4 " était stationnée pour moitié à Nancy et à Strasbourg. Fab : Arthus Bertrand Déposé et poinçon.
Rhin et Danube, les armes de Colmar séparent les eaux du Rhin et du Danube, reflétant ainsi l'engagement du général de Lattre envers l'Alsace : les armes de cette capitale seraient le signe de ralliement des anciens de la 1ere Armée Française. Tous les gardes de l'ex-groupement Draucourt ayant été intégrés à la 1ère armée ont porté l'écusson Rhin et Danube. Ce droit leur était ouvert à vie, quelque soit leurs futures affectations.
Pour ce qui concerne le port d'insigne tissu de division, une tolérance s'est instaurée à l'issue de la guerre et quelques gendarmes ont cousu cet attribut sur leur vareuse. Dessiné par : Gérard Ambroselli (Officier d'E-M) il existe des dizaines de variantes de ce tissu.
Type 1 (1941-43) avec Grenades
Type 2 (1943-44) sans grenade
Régiments de la Garde : Cette Arme, héritière de toutes les traditions des anciennes Gardes et de la " Vieille Garde impériale " en particulier, devait avoir un insigne qui rappela son origine (Aigle de giberne modèle 1804). Les Régiments de la Garde de l'Armistice étaient les seules unités de la France occupée autorisées à être armées par les Allemands pour le maintien de l'ordre (beaucoup fourniront des Renseignements aux Maquisards et les rejoindront pour le combat final.
Insigne du 4ème Régiment de la Garde du second Type [réalisée en Nov. /Déc. 1943] Après l'invasion de la zone sud les Gardes des 6 Régiments de la Métropole [*] perçoivent ce nouvel insigne très différent du 1er : l'Aigle napoléonien est remplacé par un autre plus " germanisé " et l'insigne a perdu ses 2 petites grenades, c'est donc celui-ci que portait le Parrain en janvier 1945 !
Les Régiments stationnés en Afrique du Nord, ont rejoint massivement les forces anglo-saxonnes après le débarquement du 8 novembre 1942 et le ralliement aux FFL :
7ème[Alger] 8ème [Tunis] et le 9ème [Rabat]
Enveloppe pré timbrée [220 x 110]
Enveloppes " souvenir philatélique de taille réglementée [165 x 90 mm]
Les enveloppes et la carte-lettre TIMBRE reprennent l'ensemble des symboles de "Lieutenant CAMBOURS" [Projet validé] descriptif : Sur fond de pavillon national, le portrait de Georges CAMBOURS. En allégorie, le lieutenant CAMBOURS en tenue d'officier-élève de gendarmerie à Versailles [1] et sur son cheval lors d'une compétition interarme d'équitation. En fond de tête, l'insigne de l'escadron 4/4 de la Garde Républicaine Mobile et la "Grenade stylisée" de la gendarmerie mobile. Le titrage : "LIEUTENANT CAMBOURS1913-1945" Réalisation : en partenariat avec La Poste via 'Mon Timbre à moi' Édition. Rien à dire : Nickel ! jamais un parrain n'a autant été honoré. Un grand bravo au Commandant et à tous ceux qui ont planché avec lui pour le centenaire.
L'entrée de la caserne Cambours qui figurant sur la carte

 

1945. 1er Escadron de Choc :
Cette unité, qui fut créée à Strasbourg en 1945, a pour origine le Groupement DAUCOURT - du 4ème Régiment de la Garde - qui participa à la défense de Strasbourg en janvier 1945 : Combats de Kilstett les 4 et 5 janvier. En janvier 1945, les troupes allemandes lancent une offensive pour reprendre la ville de Strasbourg. Tandis que les divisions américaines de la 7ème Armée se retirent en vue de mieux se réorganiser dans les Vosges, il revient aux unités françaises de défendre ce symbole de la France libérée du joug ennemi qu'est la capitale alsacienne.
Ainsi, aux côtés de la 3ème DIA, de la 2ème DB et des Forces françaises de l'Intérieur, des militaires des régiments de la Garde, dont le fameux Groupement du Chef d'Escadron Daucourt, vont s'illustrer dans les dernières opérations de la rive gauche du Rhin.
INSIGNE. Il fut réalisé en métal découpé, doré et émaillé. Se détachant sur un fond blanc, drapeau tricolore et silhouette de la cathédrale de Strasbourg rouge, timbrée du chiffre '1' d'émail blanc et encadré de trois 'V' - symboles de la victoire - respectivement rouge, blanc et bleu en pointe. Feuillage vert et or. Banderole d'émail blanc portant en lettres d'or : 'ESCADRON de CHOC'.
Fabrication ISLER [Strasbourg] en émail grand feu [1] ou peint [2] par manque de matière première... Selon le témoignage d'un Ancien [recueilli par Christophe H.]

 

Les bombardements de Strasbourg :
La ville de Strasbourg a été bombardée 3 fois. Le premier bombardement a eu lieu le 6 septembre 1943 [la ligne de Strasbourg à Kehl subit un premier bombardement]. Le bombardement a fait 174 morts. Les 2 autres bombardements ont eu lieu le 11 août et le 25 septembre 1944. La maison ISLER était situé au N° 12 rue du Vieux Marché aux Poisson.
Soit 250 mètres de la place de la Cathédrale [elle a forcément subi des dommages]
Les bombardements entraînent la mort de 1239 civils et la destruction de 1524 immeubles
Une petite idée des dégâts de la ville martyre, elle ne s'est pas reconstruite en 1 jour.

Ici un cliché intéressant : la guerre est finie, la vie reprend son cours... une tourelle de char allemand (panther) qui a dû faire des ravages incroyables à tirs tendus sur tout ce qui était suspect (véhicules, troupe en uniforme ou en civil. (Les pertes dans la seule ville de Berlin seraient de 22 000 soldats tués et autant de civils). On ne faisait pas dans la dentelle : trop de morts à venger…

Je fais figurer cette photo (hors sujet) pour vous expliquer pourquoi et comment les artisans qui reprennent peu à peu leurs activités ont été obligés de faire avec le système 'D ' pour le cuivre et le laiton les tonnes de douilles des canons sont la seule source d'approvisionnement possible, c'est pour cela que l'on trouve des insignes d'une même unité réalisés à la fin de la guerre en France et en TOA (Troupe d'Occupation en Allemagne) & TOAu Troupe d'Occupation en Autriche (avec du cuivre rouge ou jaune suivant la nationalité des alliés !)
Environ 25 km par la meilleure route séparent Strasbourg de Kilstett.
Bas-Rhin et quelques villes évoquées dans la carrière du Parrain. Strasbourg et Killstett tiennent dans le même point rouge

 

2° Classe Cambours Tours novembre 1936
Cambours et son épouse
Cambours en Famille
À gauche, une des rares photos d'appelés de 2ème classe du contingent du Train à tours, au centre en tenue civile (dite tenue bourgeoise) et enfin à droite la photo du bonheur : avec son 'Harem' (son épouse Hélène et ses deux fillettes Annie et Maggy le bébé en poussette)

 

Château de Campigneulles (62) datant de 1665 occupé par des officiers d'état-major lors des 2 guerres mondiales tantôt alliés, tantôt allemands !
La propriété a toujours hébergé des haras de très bonne renommée, et le Parrain, cavalier émérite de Saumur est venu concourir plusieurs fois en ces lieux.
Pendant la Seconde Guerre, le château devint le PC de la Luftwaffe et Goering le grand patron vint inspecter L'E-M installé dans le château.
À quelques Kilomètres de la côte, c'était devenu l'endroit idéal pour diriger la vingtaine d'aérodromes du Pd C qui livrèrent la fameuse Bataille d'Angleterre après la débâcle de 1940.
Elève-Officier Cambours château de Champigneulles (62) mars 1940
Lt Cambours avec son équipe lors d'un conccours hippique en 1943
Lt Cambours à Lodève (34) en 1943
Le parrain amoureux fou d'équitation ne perdait jamais une occasion de monter et de concourir : ci-dessus à Lodève (34) en 1943

Le Parrain prend la pause

cigarette à la main.

Compétiteur de haut niveau,

il était dans son élément

à Saumur.

Elève-Officier Cambours Saumur 1936
Elève-Officier Cambours à Versailles en 1936
(1) VERSAILLES (était la préfecture de la Seine et Oise à l'époque et ce jusqu'en 1964 !),
Le sachet pour insigne d'Isler nous apprend que les ateliers étaient situés au 12 rue du vieux marché aux poissons (jusqu'en 1983) : à quelques 250 mètres de la Cathédrale Notre Dame. Le secteur a été bombardé et la Cathédrale (en 1944 rue des serruriers) elle-même a subi des dommages… Mais Dieu merci elle est restée debout et ce joyau de la Chrétienté a fêté son millénaire en 2015. Avec ses 142,11 mètres, elle a été l'édifice le plus haut du monde de 1647 à 1874
La Cathédrale et le centre historique de nos jours. Le secteur en 1944. Les ateliers de la Maison Isler ont été touchés, mais les ouvriers ont mis un point d'honneur à réaliser les insignes du 1er Escadron de Choc de la Gendarmerie (et d'autres notamment la Cie de ramassage des douilles).

 

Le Serment de Koufra de mars 1941 et la Cathédrale.
À l'issue de la bataille, le 2 mars 1941, le colonel Philippe Leclerc prête avec ses hommes le serment de Koufra :
"Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg."
Ils tiendront ce serment en libérant Strasbourg le 23 novembre 1944 à la tête de la 2e division blindée.
IN MEMORIAM
Pour voir le drapeau tricolore flotter sur la Cathédrale :
L'unité compte 1 687 tués dont 08 officiers, 3 300 blessés et 58 tanks légers et moyens perdus tandis qu'elle cause aux forces de l'Axe la perte de 4 500 soldats tués, ainsi que 11 000 prisonniers allemands capturés à Paris, 5 000 Prisonniers allemands capturés à Strasbourg, enfin 118 tanks lourds et moyens détruits.
Affichette de la proclamation de la libération de Strasbourg du Général LECLERC.

 

Richard ZIELINSKI (ER) La vieille suspente de l' EPI
Remercie particulièrement
Le Musée et le Service Historique de la Gendarmerie
Christophe HECKEL (ER)
Le Chef d'Escadron Philippe MIGNOTTE Commandant l'EGM23/7 (Marcophilie)
l'ADJT Raymond BECK (EGM 23/7 de Sélestat) source Photographique
Erwann REDIN (correcteur)
Aix-en-Provence avril 2003
Mise à jour octobre 2015 (suite anniversaire du centenaire)
MAGUET Jean-Pierre Mise en page pour le net

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